Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 11:28

Bonjour tout le monde !

Après une absence assez longue, je passe sur mon blog.

Trés fatiguée et un peu fainéante, il faut bien l'avouer, je n'avais pas envie de bloguer.

J'avais entamé un sevrage de mon somnifère au mois de juillet.

Pour cela j'avais profité de mes vacances et, à la reprise du travail, j'avais remplacé mon comprimé par de l'homéopathie.

Malheureusement, c'est un échec.

D'après l'acupuncteur je ne suis pas prête. J'ai trop de situations difficiles à gérer au travail pour pouvoir me passer de sommeil actuellement.

Je peux vous dire que j'ai été trés déçue, car mes vacances auraient été plus agréables si je ne les avais pas organisées en fonction de mon insomnie : ne dormant pas, je n'avais aucune énergie dans la journée et j'étais, parfois, trés irritable.

Il y a beaucoup de gens qui assimilent la prise d'anxiolitiques, anti-dépresseurs ou somnifères à la consommation de drogues dures, telle l'héroïne. J'ignore si c'est vrai, je n'ai pas essayé l'héroïne ni même le hashish.

En revanche, les calmants prescrits par les médecins je les connais, hélas.

Moi non plus, je ne voulais pas en prendre au début, mais de deux maux, il a fallu choisir le moindre.

Nous ne savons toujours pas pourquoi, j'ai commencé une grave dépression, juste avant d'entrer en terminale, avec des phobies et des crises de spasmophilie.

Tout était si violent que le jour de la rentrée, je n'ai pas réussi à entrer dans mon lycée.

Deux choix s'offraient à moi : rester chez mes parents en espérant que l'année suivante j'irais mieux ou prendre des médicaments et retourner au lycée.

Si j'étais restée chez mes parents, je suis certaine que j'y serais encore et végéterais d'emploi "protégé" en autre contrat "aménagé". Alors, j'ai choisi les médicaments. Ils étaient ma béquille psychologique. J'ai mis beaucoup de temps à faire mes études, je suis tombée régulièrement et cela continue dans le monde du travail, mais je me suis toujours relevée.

Malheureusement,  ce genre de traitement, vous savez quand vous le commencez pas quand vous le terminez.

J'ai espéré, les médecins m'ont aidée à tenter des sevrages et puis, trente ans plus tard, je réalise que je garderai ma béquille jusqu'à la fin de ma vie. Je la diminuerai peut-être, mais je la garderai.

En soi, ce n'est pas dramatique, car ces remèdes m'ont permis de vivre, de mener à bien mon destin d'adulte, puisque j'ai terminé mes études, appris un métier et trouvé du travail.

Ce qui est difficile, c'est le regard des autres et leurs jugements. Leurs "moi je".

Pourtant, je pense que vous me connaissez assez aujourd'hui pour savoir que je ne me laisse pas dicter ma conduite ni mes idées, mais parfois, c'est trés lourd de supporter les préjugés de ceux qui n'ont jamais pris un calmant de leur vie et vous jurent leur "grands dieux" qu'ils ne toucheront jamais à cette "saloperie pire que la drogue".

Il y a aussi le jugement de la société dans les medias, quand on nous parle de la surconsommation de calmants en tous genres par les Français. Au lieu de vous réconforter, car ces statistiques montrent que vous n'êtes pas seul, ces reportages vous conduisent à culpabiliser.

Dans l'ensemble, j'assume et j'envoie paître les donneurs de leçons, mais quand, au travail, "On" m'explique qu'il est normal de m'éloigner de certaines tâches intellectuelles parceque ma maladie et son traitement ont diminué mes capacités cérébrales et qu'aujourd'hui je suis handicapée mentale, j'ai beaucoup de mal à serrer les dents et garder le silence.

Je me console en pensant -et en le clamant haut et fort- que la dépression peut être soignée tandis que la bétise est incurable.

Heureusement, j'ai mon esprit, mon humour et mon sens de la dérision pour faire face à ces gens et, comme je suis un peu cynique, je patiente, j'attends qu'un jour ça leur tombe dessus, comme le chantait Barbara, "ça ne prévient pas quand ça arrive, c'est presque rien..." mais ce jour là, qu'ils ne comptent pas sur moi pour leur tendre la main...

 

Je ne vais tout de même pas vous laisser sur une note de tristesse, aussi, vais-je vous offrir un petit thé de rentrée, car tant que je ne dépasse pas quatre tasses par jour, je parle de tasses à thé naturellement, pas de mugs ou autres "saladiers", j'ai le droit d'en boire.

On va dire qu'il est à la fraise des bois, car c'est un délice...

Par tequila del mar - Publié dans : vie quotidienne - Communauté : Diaspora Zorange
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires
Retour à l'accueil

Créer un Blog

Recherche

Présentation

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés