Discrimination
Suite à l'article que j'ai lu chez mon amie Pinky, je me souviens de ce qui m'est arrivé il y a quelques années lors d'une opération chirurgicale
J'étais hospitalisée en obstétrique pour une intervention assez lourde.
La première nuit,suivant l'opération, j'ai reçu la visite de l'infirmière toutes les heures.
Comme tout s'était bien passé, la nuit suivante je reçus les visites classiques des "rondes médicales". L'infirmier était musulman, ce qui ne me posait aucun problème, car, lors de soins médicaux , seules les compétences de la personne me préoccupent.
Cette nuit là, j'avais de violentes douleurs autour de ma cicatrice et lorsqu'il est passé, je le lui ai signalé. Ayant affaire à un membre du personnel soignant, j'ai remonté ma chemise de nuit, considèrant qu'il en avait vu d'autres.
Quelle ne fut pas ma surprise en le voyant reculer vivement et refuser de m'examiner !!!
Ben oui, j'étais une femme, dénudée en plus. Il n'avait donc "pas le droit" de me regarder.
Cela m'a beaucoup fâchée, car ma douleur aurait pu avoir de graves origines et conséquences. En outre quand on est infirmier, on ne s'embarrasse pas de croyances stupides, car je ne lui montrait pas mon corps dans un but de séduction sexuelle (la béthadine, les pansements, les fils... c'est pas le top) mais dans un but médical.
Dans cette position j'étais une patiente et non une femme.
Voilà pourquoi, même avec une loi contrôlant le port de la burqua, il y a encore bien du travail à faire avant de parvenir à une réelle intégration des musulmans dans notre société laïque.
J'étais hospitalisée en obstétrique pour une intervention assez lourde.La première nuit,suivant l'opération, j'ai reçu la visite de l'infirmière toutes les heures.
Comme tout s'était bien passé, la nuit suivante je reçus les visites classiques des "rondes médicales". L'infirmier était musulman, ce qui ne me posait aucun problème, car, lors de soins médicaux , seules les compétences de la personne me préoccupent.
Cette nuit là, j'avais de violentes douleurs autour de ma cicatrice et lorsqu'il est passé, je le lui ai signalé. Ayant affaire à un membre du personnel soignant, j'ai remonté ma chemise de nuit, considèrant qu'il en avait vu d'autres.
Quelle ne fut pas ma surprise en le voyant reculer vivement et refuser de m'examiner !!!
Ben oui, j'étais une femme, dénudée en plus. Il n'avait donc "pas le droit" de me regarder.
Cela m'a beaucoup fâchée, car ma douleur aurait pu avoir de graves origines et conséquences. En outre quand on est infirmier, on ne s'embarrasse pas de croyances stupides, car je ne lui montrait pas mon corps dans un but de séduction sexuelle (la béthadine, les pansements, les fils... c'est pas le top) mais dans un but médical.
Dans cette position j'étais une patiente et non une femme.
Voilà pourquoi, même avec une loi contrôlant le port de la burqua, il y a encore bien du travail à faire avant de parvenir à une réelle intégration des musulmans dans notre société laïque.
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